|
|
|
Le
département a été créé à la Révolution française,
le 4 mars 1790, en application de
la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des anciennes
provinces de Champagne et d'Argonne, de plusieurs principautés,
dont celles d'Arches et de Sedan, de comtés (comme Rethel) et
de différents territoires rattachés à la France
(provenant des anciens Pays-Bas espagnols) jusqu'au XVIIIe siècle.
Le
12 mai 1793, le département s'agrandit du bailliage liégeois
de Couvin et du comté d'Empire de Fagnolle et le 26 octobre
1795 du duché de Bouillon.
Le 20 novembre 1815, le deuxième traité de
Paris soustrait au département des Ardennes pour les rattacher
au royaume des Pays-Bas les territoires de Bouillon, Couvin, Mariembourg,
Fagnolle
et Philippeville.
Le 2 septembre 1870, Sedan est lieu
de la capitulation de Napoléon
III lors de la Bataille de Sedan face aux troupes
des états
allemands coalisés commandées par Helmut von Moltke,
Le roi de Prusse Guillaume Ier, (Wilhelm I), futur empereur du IIe
Reich sous le même nom, et Bismarck assistent à la bataille
depuis des collines dominant Sedan. La défaite sonne le glas
du Second Empire.
Pendant les deux conflits mondiaux, pour des raisons
stratégiques
la région est à chaque fois le lieu de passage de l'invasion
ennemie, à cause de la faible largeur de la Meuse et sa vallée
encaissée. Les militaires français considèrent
que la région se défend toute seule de par son relief
et ses forêts épaisses présentes sur le nord du
département et négligent la défense de ce territoire.
Pendant la Première Guerre mondiale, Charleville
est le QG du Kronprinz, c'est à Vouziers, entre
autres, que se sont battues les Légions tchécoslovaques avec
celui qui allait devenir le premier président de la république,
Masaryk et c'est aussi à côté de cette même
ville qu'a été abattu
l'avion de Roland Garros. C'est
le seul département français à avoir été occupé entièrement
pendant la durée du conflit hormis le nord de la Lorraine
(Moselle) et l'Alsace, qui étaient sous administration allemande
depuis 1871. Lors de la Seconde
Guerre mondiale, l'effort principal de l'armée
allemande s'est porté sur ce territoire, nvotamment
sur la rive droite de la Meuse, symbolisé par la percée
de Sedan qui allait entrainer les troupes françaises dans le
piège
stratégique du Plan jaune conçu par le général
von Mainstein et approuvé par Hitler. C'est
dans ce département que finissait la ligne
Maginot : le dernier fort de cette ligne (fort de Villy
la Ferté)
se situe à environ
cinq kilomètres de Carignan. L'état-major français
ne voulait pas continuer la ligne de défense le long de la frontière
avec la Belgique, pays neutre et ami. De plus, il espérait que
la géographie particulière et la forêt pourrait
arrêter l'armée allemande.
Après l'armistice de 1940, les Ardennes ont été déclarées "zone
interdite" (en fait zone de peuplement allemand) pendant toute
l'occupation par l'armée nazie
|
 |